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PRÊTRE ORTHODOXE BLESSÉ PAR BALLES À LYON : LE TIREUR JUGÉ AUX ASSISES ?

Mardi 29 Novembre - 15:02

Police - Justice


Le prêtre orthodoxe grec Nikolas Kakavelakis - © Twitter @jmbpas1
Après l'agression d'un prêtre orthodoxe commise en 2020 à Lyon, le tireur présumé et son épouse pourraient être jugés aux assises.


Le parquet a requis le renvoi aux assises d'un homme soupçonné d'avoir tiré sur un prêtre orthodoxe en octobre 2020 à Lyon, mais aussi de son épouse suspectée de lui avoir fourni une aide déterminante. 

Dans son réquisitoire définitif rendu le 28 octobre, le parquet réclame le renvoi de Giorgi P, 42 ans, pour "violences avec arme à feu, suivies d'une infirmité permanente". Rapidement identifié par la victime, l'homme d'origine géorgienne avait été interpellé une semaine après les faits, et initialement mis en examen pour "tentative d'assassinat".

Mais le parquet estime que la volonté homicide n'est pas caractérisée, et requiert le renvoi pour "violences avec arme", avec la circonstance aggravante "d'infirmité permanente" infligée à la victime, ce qui entraîne la qualification criminelle et un procès devant la cour d'assises.

La décision appartient au juge d'instruction, qui doit rendre une ordonnance de mise en accusation dans les semaines à venir.

Que s'est-il passé ?


Le 31 octobre 2020, le prêtre grec, Nikolaos Kakavelakis, avait été pris pour cible par un homme tandis qu'il fermait la porte de l'église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon. Il a reçu deux coups de fusil à canon scié qui l'ont grièvement blessé.

Le suspect a avoué avoir tiré à deux reprises au niveau du flanc et de l'abdomen du prêtre, pour se venger de la liaison adultère entre ce dernier et son épouse. Les enquêteurs ont retrouvé le fusil à canon scié sur ses indications, dans la Saône, à Neuville-sur-Saône.



Son épouse, Lela P., 37 ans, a également été mise en examen et écrouée en juillet 2022, après d'ultimes investigations à la fin de l'instruction judiciaire. Des expertises en téléphonie ont permis de découvrir des échanges sur une application russophone entre l'épouse et le prêtre, puis avec son mari, le jour des faits.

Elle est suspectée d'avoir fourni des indications déterminantes sur la présence de la victime dans l'église orthodoxe. Selon le réquisitoire définitif du parquet, elle aurait aussi contribué à "attiser sa haine", même si celle-ci a réfuté cette version, affirmant qu'elle était sous emprise de son mari et en proie à la peur.

En poste depuis 2008 à Lyon, Nikolaos Kakavelakis, 53 ans, faisait par ailleurs l'objet de signalements de son épouse pour violences conjugales. Il est depuis reparti en Grèce.

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